Joseph Fourier

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Né en 1768 à Auxerre, Jean-Joseph Fourier est le fils d’un garçon-tailleur qui a eu 16 enfants. Orphelin à 11 ans, il est pris en charge par l’Eglise d’Auxerre. Elève brillant, c’est à cette époque qu’il découvre les sciences, et il est nommé professeur à  16 ans dans les petites classes du collège militaire d’Auxerre, période à partir de laquelle il commence ses recherches en mathématiques. Il souhaite poursuivre sa voie dans les sciences en tant qu’officier, mais il en est empêché car il n’est pas noble, malgré le soutien du mathématicien Legendre. Il devient professeur de mathématiques, et choisit tout d’abord de ne pas s’engager politiquement au cours de la révolution de 1789, bien que partageant les idées révolutionnaires. Mais lorsque l’Autriche déclare la guerre à la France, il s’engage, et bien qu’il soit rapidement déçu par le chaos des arrestations et quitte la politique, il finit par se faire emprisonner sous la Terreur. Destiné à se faire guillotiner, il en échappe de justesse grâce à la chute de Robespierre survenue quelques jours après son arrestation.

Il entre alors à la toute nouvelle Ecole Normale Supérieure et devient rapidement directeur des conférences de mathématiques, puis devient professeur à la jeune Ecole Polytechnique, réputé bon professeur. Il fait alors partie des savants dépêchés par Bonaparte pour aller en Egypte, et y rédige aussi bien des mémoires de mathématiques fondamentales que de mathématiques appliquées et d’ingénierie, chargé par Bonaparte de promouvoir le progrès en Egypte. Il acquiert un poste équivalent à celui de gouverneur de la Basse-Egypte, prenant également part à des expéditions scientifiques et s’intéressant à la civilisation égyptienne. Pris en otage par les Anglais qui veulent conquérir l’Egypte, il rentre en France où Bonaparte le nomme préfet de l’Isère et lui confie la direction de grands travaux d’aménagement. Il rencontre Champollion, alors étudiant, avec qui il se lie, et lui permet d’étudier une copie de la pierre de Rosette.

Destitué par Napoléon puis par le nouveau Régime, il est malgré tout élu à l’Académie des Sciences en 1817 et devient très actif scientifiquement, il introduit la notation usuelle \Sigma pour les sommes, et publie sa Théorie de la chaleur en 1822, théorie décrivant la propagation de la chaleur. Pour résoudre cette équation, il développe toute une théorie mathématique connue aujourd’hui comme l’analyse de Fourier, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle vision de la physique. Egalement élu à l’Académie Française et la Royal Society, il meurt en 1830.

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